programmation 2005-2006 | dix ans d'actualisation

« DIX ANS DÉJÀ »

Cette année, la GNO fête sa 10e année en tant que centre d’artistes, sa 29e année en tant que galerie d’art. 29 ans déjà! Début des années 1970, c’est l’époque de la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario (CANO) d’où sont issus les principaux organismes artistiques francophones à Sudbury.

La GNO est issue d’une vision que se donnait un collectif d’artistes du Nord de l’Ontario lors de la 2e Nuit sur l’Étang en 1974. Le projet d’un lieu de diffusion et d’échange artistique se concrétise en 1976: d’abord dans à La Slague, un centre de spectacles, ensuite au Centre des Jeunes, un centre culturel socio-communautaire où la GNO offre une programmation artistique régulière jusqu’en 1994. Au cours des années 1980, la communauté artistique identifiait le besoin d’une galerie autonome. Ce sera en mars 1995 que la Galerie du Nouvel-Ontario obtiendra sa pleine autonomie et s’incorporera en tant que centre d’artistes autogéré à envergure provinciale.

Les célébrations ont eu lieu le vendredi 5 mai 2006 dans le cadre des activités du Salon du livre du Grand Sudbury.


Bilan visuel Une histoire vivante, une histoire d’actualisation 1995-2006

Conférence à l'occasion des dix ans d'existence de la GNO

Sous quel paradigme la GNO s’inscrit-elle pour poursuivre son travail ? En tant que centre d’artistes, quel a été l’impact des programmations artistiques de la GNO sur la communauté à Sudbury et ailleurs ? La diffusion et la promotion de l'art contemporain à caractère expérimental ont-ils des conséquences pour les artistes franco-ontariens et pour les publics ? Ce sont ces pistes qui ont alimenté une série de causeries en présence d’artistes, de commissaires et de personnes engagées de près ou de loin dans la création, la programmation et la promotion de la GNO.

Conférenciers invités

- Anne-Marie Bénéteau – Artiste visuel engagée dans les centres d’artistes aux niveaux régional, provincial et national, membre de la GNO et membre de nombreux comités fondateurs dont la GNO, Anne-Marie Bénéteau a réfléchi au positionnement de la GNO au sein du mouvement des centres d’artistes en région et dans les grands centres.

- Anne-Marie Émond – Artiste visuel, membre de la GNO, critique d’art et professeur à l’Université de Montréal en didactique de l’art, Anne-Marie s’intéresse particulièrement aux réactions des visiteurs face à l’art contemporain, autant les œuvres que l’espace qui les accueille.

- Lisa Fitzgibbons – Cinéaste, artiste visuel, commissaire d’exposition et membre de la GNO, Lisa a apporté son regard sur le cheminement qu’a parcouru la GNO depuis sa création en 1995.

- Pierre Raphaël Pelletier – Artiste multi-disciplinaire engagé, philosophe, anarchiste et membre de la GNO, Pierre a proposé des réflexions sur la place des centres d’artistes et de l’art actuel dans le contexte social et politique de la communauté d’artistes franco-ontarienne.


Exposition « Livres d’artistes »

Un projet de mise en espace pour les membres de la GNO qui place le livre au cœur de leur création individuelle. Le livre, c’est quoi au juste ? Comment les artistes visuels abordent-ils le livre ? Doit-on reconsidérer la définition qu’on s’en fait ? Une redéfinition s’impose-t-elle ?

Les livres était exposées au Salon du livre du Grand Sudbury du 4 au 7 mai, et sont présentement exposé à la Galerie du Nouvel-Ontario et jusqu'au 17 juin.

Lors du vernissage, l’écrivain Pierre Raphaël Pelletier a présenté chacune des œuvres exposées. Les artistes participants sont : Marc Audette, Jocelyne Belcourt Salem, Anne-Marie Bénéteau, Céline Blais Maltais, Mary Green, Lisa Fitzgibbons, Colette Jacques, La Gaan, Hélène Lefebvre, Joseph Muscat, Rob O’Flanagan, Claude Regimbal, Valerie Senyk, Cheryl Rondeau, Heather Topp, Danielle Tremblay et Paul Walty.


Découvrir
Performance de Paul Couillard

Au cours des dernières années, Paul Couillard approfondit des thèmes présents dans sa biographie personnelle, la perte et la mort. Dans une première série d’œuvres, l’artiste a créé à partir de prémisses sociales et politiques en recourant à des matériaux de base : la pierre et la terre; la création de ces œuvres s’inscrit dans une quête toute personnelle : retrouver ses racines francophones dont la lignée familiale a été sevrée - du moins en partie - par la décision qu’ont prise un jour ses parents de l’élever dans un milieu exclusivement anglophone. Dans une seconde série d’œuvres, l’artiste a créé sur des plans affectif et spirituel, s’ouvrant autrement à l’expérience de la rupture et du deuil – notamment à la lumière du décès du père de son conjoint.

Au cœur de ces deux séries d’œuvres, l’artiste retient la glace comme matériau de base. Dans les deux séries, Couillard tente de transformer sa compréhension des événements et de ses sentiments par la mise en œuvre de rituels physiques et visuels qui abordent le corps lui-même comme texte en mouvement.

Dans le cadre des dix ans de la GNO, l’artiste a uni ces deux récentes formes d’exploration dans une performance «texte» inédite, là où se croisent deux types de deuil. La perfomance a eu lieu à la GNO, au salon du livre et sur les rues du Grand Sudbury.

Nos commanditaires pour l’activité sont Grand & Toy et ArtVest.
Nos commanditaires de saison sont CBON, la Première Chaîne et Radio-Canada Télévision.

témoignages

aller en la beauté du monde
Combien d’abîmes pour comprendre que le bonheur que l’on veut est uneimage qui se peint avec la lumière? Ça prend combien d’oxygène pourrespirer dans chaque ponctuation de la vie? Combien de fois mourir àsoi-même pour fusionner l’usage de la parole et de la couleur à ce quiadvient? Combien de lectures de nous-même pour comprendre la poésie quinous habite? Combien de mémoire ça prend pour traverser ce que l’onconnaît de nous-même? Combien de moments de grâce pour être porté parce qui devient? À quelle hauteur ou à quelle profondeur s’ouvre un cœurinvesti par ce qui l’incarne ou l’invente? Combien de fois réapprendrece que nous savons pour aller en la beauté du monde? Il y a des momentsoù chaque sensation de ce que je vis est le résultat d’une intemporelleintensité et le début d’une initiation à quelque chose de plus grandque moi.
Robbert Fortin
Membre du comité fondateur et artiste membre

contributions innovatrices, engagement indéfectible
Dans les années 1970, la Galerie du Nouvel-Ontario s’inscrivait dans lamouvance de la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario, sous lesigne de l’expérimentation et de l’interaction entre artistesd’horizons différents. Dix ans après son incorporation en 1985, sescontributions à la vie artistique du Canada sont toujours innovatrices,stimulantes. Mes deux années à son Conseil d’administration m’ont faitmieux comprendre l’engagement indéfectible de ses artistes membres etles nombreux défis qu’ils relèvent. C’est avec grand plaisir que jesouhaite «Bonne Fête!» à la GNO, fort du sentiment qu’elle va continuerà se démarquer dans la diffusion des arts visuels.
Robert Dickson
Ancien membre du conseil d’administration

schématisation d’un rêve

Il y a 10 ans, un groupe d’artistes visuels concrétisait un projetque le milieu portait depuis longtemps, celui de créer un centred’artistes, une galerie indépendante, gérée par des artistes visuelsfranco-ontariens. J’ai eu le bonheur de les accompagner pendant quelquetemps à cette époque. Je me souviens de moments précis: les murs dulocal entièrement couverts de feuilles volantes sur lesquelless’étaient transplantés les rêves des artistes créateurs de cette GNO.Dix ans plus tard, tous ces rêves et bien d’autres se sont réalisés etde nouvelles aspirations ont pris racine alors que l’avenir se colorede formes hybrides: on parle aujourd’hui d’une GNO multiple! C’estqu’elle fait même des petits, notre GNO, pas seulement des expositions,des projets de créations et des formations! Qu’elle vive encorelongtemps, qu’elle connaisse les mutations nécessaires à son évolutionet à celle du milieu, mais qu’elle ne perde jamais son cœur battant, saforce vive, ceux et celles qui l’animent, les artistes eux-mêmes, cesgens engagés que l’on doit célébrer à l’occasion de ce dixièmeanniversaire!
Paulette Gagnon
Membre du comité fondateur

d’une émotion à l’autre

Après une décennie d’activités en arts visuels, la GNO réussitencore, d’une émotion à l’autre, à nous accompagner dans les lieux d’unespace en chantier. Et c’est ainsi que j’écoute le long frisson d’unregard qui s’allonge sur la lumière quelque part où le tempsne règne pas.
Pierre Raphaël Pelletier
Artiste membre

ça prenait un peu de folie tout de même…

Seul centre d’artistes géré par des artistes francophones en Ontario.C’était déjà un défi en soi que de seulement y croire. Je me souviensde la première réunion des représentants du secteur des arts visuels dela FCCF à laquelle Danielle a assisté pour nous présenter la GNO.Je me disais: ça prend beaucoup de courage ou bien carrément de la «démence » pour mettre sur pied un tel projet regroupant des artistesfrancophones de l’ensemble du territoire ontarien, spécialement dans laconjoncture économique qui sévissait au CAC à cette époque! Àl’évidence, ce n’était pas du pur délire. Ayant mieux connu cette femmedéterminée, créative, juste et généreuse au cours des premières annéesde la GNO, ça ne faisait aucun doute que le collectif de la GNO allaits’affirmer au sein d’un vaste réseau de quelques 80 centres d’artistesrépartis à travers le pays. Mais ça prenait un peu de folie tout demême…Je vous souhaite bon succès dans vos futurs projets.Votre complice de toujours. Sincèrement.
Hélène LaRoche
Chargée de programmesConseil des arts et des lettres du Québec

 

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